Gratitude

Photo de Jill Wellington sur Pexels.com
A toi mon enfant intérieur,
Toi qui partages mon quotidien,
Fidèle comme une âme sœur, 
Gardien de mon souffle divin,

C’est le temps de nos retrouvailles,
Pour le pire et pour le meilleur,
La noce de nos épousailles,
L’accomplissement de nos deux cœurs,

Les mauvais coups, les mots acerbes,
M’ont souvent poussée à l’extrême,
La colère s’emparait, du verbe,
Je réprimais toute ma peine,

Ma naissance était un murmure
Pour deux âmes en mal d’existence,
Et c’est un silence qui perdure,
Dans les secrets de mon enfance,

J’ai connu les soirées d’ivresse
Jusqu’à oublier qui j’étais,
Dépourvue de toute tendresse, 
Un feu de Dieu me calcinait,

Quel rendez-vous ai-je convenu,
En acceptant cette mission,
J’étais consciente de ma venue,
Lors de ma réincarnation,

Aujourd’hui j’ai choisi de vivre
Sans faux-semblants ni compromis,
En être responsable et libre,
Et je rends hommage à la Vie !

Maman va bien, ne t’en fais pas!

Le quotidien comme un réflexe,
Les yeux fermés, l’âme en voyage,
Entre deux ponts, entre deux gestes,
Tu appréhendais le passage,

J’aurais voulu te dire « je t’aime »
J’aurais aimé t’apprivoiser,
L’espace d’une seconde même,
Un vif instant d’éternité,

Parfois tu brisais ce silence,
D’un sursaut de lucidité,
Mais ton corps était en souffrance,
Ton esprit naviguait, léger,

Comment nourrir cette présence,
A à la seule force de mon amour,
Quand je sentais ces résistances,
Dont nous dessinions les contours…

Cette pudeur qui nous retient,
Dans les moments les plus précieux,
Quand l’un des nôtres, un beau matin,
Nous fait secrètement ses adieux,

Dans un matin d’été, sans bruit,
Tu as consenti au départ,
Dernier soupir, tout est fini,
Un grand vide de moi s’empare,

Mes souvenirs soudain se figent,
Le temps perdu vient me cueillir,
La vie me donne le vertige,
Comment vais-je pouvoir rebondir ?

Un nouveau départ

Lorsque nous perdons un être cher, nous sombrons dans la tristesse voire la dépression. L’absence physique nous révèle un manque, quelques fois nous pouvons même avoir l’impression qu’une partie de nous s’en est allée. Nous avons du mal à réaliser que désormais nous ne pourrons plus ni le toucher, ni le voir, ni l’entendre. Il nous faudra alors prendre le temps nécessaire pour faire notre deuil, en traversant l’incompréhension , la colère, la tristesse et l’acceptation.

La mort nous invite à prendre du recul et à revoir nos priorités. Nos blessures d’enfance peuvent se raviver, s’offre alors à nous, l’occasion de les mettre à jour et d’ en guérir. Ce n’est pas une course contre la montre quelle que soit l’approche que l’on adopte, chacun respecte son rythme.  

La prise de conscience n’est pas souvent aisée, pourtant elle nous encourage au changement. Il n’est jamais trop tard pour prendre un nouveau départ, jamais trop tard pour transformer notre quotidien ! La vie est un champ de tous les possibles, il nous appartient  de l’accueillir.

La mort n’est pas une fin, c’est le passage d’un monde à l’autre, le corps physique est mortel mais notre âme subsiste sur des plans vibratoires différents du nôtre. Nous serons amenés un jour à retrouver les âmes que nous avons aimées et aussi incroyable que cela puisse paraître, je suis certaine que  nous reviendrons dans d’autres circonstances, en d’autres lieux. C’est la raison pour laquelle, nous ne devrions pas nous raidir, la vie est une merveilleuse aventure et nous avons cette chance de la partager !