M’asseoir et me laisser porter, Par les souvenirs de mon enfance, Revivre le cours de ces années, Avec dans le cœur, ta présence, Quand tu dessinais sur la toile, L’ébauche d’une œuvre en devenir, Des nuits blanches à lever le voile, Je finissais par m’endormir, L’odeur de la peinture à l’huile, Aujourd’hui encore me projette, dans cette enfance un peu subtile, A cette solitude intrinsèque, Même pas le temps de m’imprégner, D’imaginer les longs voyages, Que ta conscience t’a inspirés, Avant que tu ne prennes le large, C’est fou comme tout peut basculer, En une fraction de seconde, Tu danses avec l’éternité, Mes larmes et mes rires se confondent, Je garde en moi à tout jamais, Les mots qui résonnent en secret, Nos longs silences érodés Nos regards qui se confrontaient, Mes coups de sang, coups de tonnerre, La confusion de nos pensées, L’expression vive de mes colères, Que de toi j’avais héritées, Cette blessure d’injustice, Qui me ronge encore si souvent, Jusqu’à la lie, boire le calice, Conjurer le charme du temps, Plonger au fond de mes abysses, Pour y retrouver l’essentiel, Réconcilier l’âme créatrice, Avec la guerrière rebelle, Accepter enfin ton départ, Accueillir le vide et l’absence, A nos adieux, nos aurevoirs, Lâcher toutes les résistances, Te rendre ce dernier hommage, Par amour et par loyauté, La vie t’invite à son voyage, Je prie mon cœur de s’apaiser, Une vie de grande envergure, Pour un destin hors du commun, La fin d’une sacrée aventure Ton âme s’est remise en chemin.
Étiquette : voyage de l'âme
Conviviale essence
Un rai de lumière me traverse le crâne, Un gardien du céleste par-dessus mon épaule, Quelque chose de divin se connecte à mon âme, Une présence discrète, m’accompagne sous le saule, Assise sur la pierre, le regard songeur, Je laisse venir à moi, les nombreuses pensées, Illusions éphémères se dissipent en douceur, Comme un voile se déchire sur mon jardin secret, Archétype, légendes, mythes ou réalité, J’évolue dans un monde qui transcende l’expérience, Je fais fi des contraintes et des actes manqués, Nul mystère bien gardé, juste la connaissance, Mettre à nu ses trésors et admettre le risque, De marcher, vulnérable et à cœur découvert, Toutes voiles dehors, s’affranchir des limites, Eprouver de la joie, être éprise de lumière, Je glorifie le Tout, principe omniscient, Connecté à mon être, comme le deux se fait Un, La fréquence créatrice est au cœur du vivant, L’énergie de la vie, coule aux creux de mes reins, Un voyage éthérique, délicates fragrances, Petit instant de grâce, émotions passagères, Célébrer la musique de notre divine essence, et se laisser bercer par la brise légère, Le silence est l’endroit d’où me parle mon cœur, Un dialogue authentique, les synchronicités, J’y retrouve l’intuition, mon enfant intérieur, Et les rêves que petite, je m’étais accordée.

Maman va bien, ne t’en fais pas!

Le quotidien comme un réflexe,
Les yeux fermés, l’âme en voyage,
Entre deux ponts, entre deux gestes,
Tu appréhendais le passage,
J’aurais voulu te dire « je t’aime »
J’aurais aimé t’apprivoiser,
L’espace d’une seconde même,
Un vif instant d’éternité,
Parfois tu brisais ce silence,
D’un sursaut de lucidité,
Mais ton corps était en souffrance,
Ton esprit naviguait, léger,
Comment nourrir cette présence,
A à la seule force de mon amour,
Quand je sentais ces résistances,
Dont nous dessinions les contours…
Cette pudeur qui nous retient,
Dans les moments les plus précieux,
Quand l’un des nôtres, un beau matin,
Nous fait secrètement ses adieux,
Dans un matin d’été, sans bruit,
Tu as consenti au départ,
Dernier soupir, tout est fini,
Un grand vide de moi s’empare,
Mes souvenirs soudain se figent,
Le temps perdu vient me cueillir,
La vie me donne le vertige,
Comment vais-je pouvoir rebondir ?